Anvers, Liège et Wetteren prennent en main le taux d’inoccupation commerciale

Anvers, Liège et Wetteren prennent en main le taux d’inoccupation commerciale

Les rues commerçantes et centres commerciaux comptant de nombreux magasins vacants ne donnent pas une image particulièrement attrayante. Cette inoccupation a un impact dissuasif non seulement sur les consommateurs faisant leur shopping, mais également sur les candidats-commerçants à la recherche d’un espace commercial approprié.
 

C’est pourquoi de plus de plus de villes et de communes, comme Anvers, Liège et Wetteren attaquent ce problème à la racine.

Anvers fait appel a des managers immobiliers

Anvers  veut dans un premier temps prendre en main l’inoccupation dans les rues commerçantes réaménagées ou en passe de l’être, notamment Turnhoutsebaan et Bredabaan Pour ce faire Robert Voorhamme, échevin anversois de l’Economie plaide pour une meilleure collaboration entre la ville et les agents immobiliers : « L’agent immobilier est au courant de la situation du marché et la ville connaît les quartiers en développement. Il est donc logique que les deux collaborent, car les deux parties y gagnent. Auparavant cela n’a jamais été le cas », déclare-t-il au journal De Standaard.
 

D’autre part la ville augmente le budget pour l’assistance aux commerçants souhaitant s’implanter à Anvers de 294.587 euros cette année à 439.895 euros l’année prochaine. Six managers immobiliers aideront les commerçants dans leur recherche d’un espace commercial approprié ; « Lorsque la ville conseille un lieu d’implantation, cela semble plus crédible pour le commerçant et cela l’incitera à prendre une décision plus rapidement. », estime l’échevin.

Subsides pour de « vrais magasins » à Wetteren

A Wetteren en Flandre Orientale, actuellement une vingtaine de cellules commerciales sont inoccupées dans le centre-ville, beaucoup trop pour une petite ville de province. Par crainte que ce noyau commercial finisse par manquer d’attrait, Wetteren a demandé et obtenu un subside de 72.000 euros du Fond Européen pour le Développement Régional, qui a été fondé afin de créer un climat d’entreprise plus dynamique. La commune elle-même a investi ce même montant et  le Fond Hermès (responsable de subsides dans le cadre d’une politique de soutien économique) y ajoute encore 96.000 euros.


Chaque projet bénéficiera de maximum 10.000 euros, s’il est situé dans le centre-ville commercial et s’il s’agit d’un ‘vrai’ magasin (et non pas des commerces de gros, professions libérales, agences immobilières ou bureaux d’intérim). Mise en garde toutefois par la conseillère en économie locale, Anne-Sophie De Cloedt : « L’immeuble rénové devra abriter un commerce jusqu’à six ans après l’obtention du subside et ne peut être vendu, sans quoi la ville récupérera le subside. »

Liège crée un « observatoire » commerciale

La ville de Liège pour sa part opte pour une autre stratégie et crée un observatoire commercial, chargé d’analyser en détail  le réseau retail urbain et d’adapter la politique commerciale de la ville à ce paysage retail.

Vous en apprendrez davantage à ce sujet en lisant le dossier de la semaine.

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

Tags: