Augmentation du taux d’inoccupation des surfaces commerciales en Belgique

Augmentation du taux d’inoccupation des surfaces commerciales en Belgique

Le nombre de cellules commerciales inoccupées en Belgique ne cesse d’augmenter. Alors qu’en 2008 le taux d’inoccupation était de 5,1%, aujourd’hui il s’élève déjà à 7%, soit 1,3 millions de m² inoccupés. C’est ce qu’annonce Unizo en se basant sur les chiffres du bureau d’étude néerlandais Locatus.

La Flandre-Orientale en tête, Liège au bas du classement

La province de Liège obtient le plus mauvais score, avec un taux de vacance de 8,9%, suivi par le Luxembourg avec 8 ,8%. En Flandre, ce sont les provinces du Limbourg et d’Anvers qui comptent le plus de magasins vides, avec 8,2%. Seule la Flandre-Orientale avec 4,9% parvient à rester sous la barre des 5%. Dans la région Bruxelles-Capitale l’inoccupation est de 5,9%.


Selon Unizo (l’union des entrepreneurs indépendants),  il y a différentes raisons à la croissance du taux d’inoccupation. « Le développement effréné et souvent irréfléchi de magasins le long des axes routiers et de shopping centers en périphérie  des villes et des communes est l’une des causes », explique Patrick Bulteneers d’Unizo. Mais ce n’est pas tout : « Durant des années les communes n’ont pu remédier à ce problème, pensant souvent qu’ils n’avaient pas prise sur cette inoccupation. Il y a seulement 5 ou 10 ans les communes ont décidé de prendre les choses en main, afin d’arrêter cette spirale négative. Toutefois les mesures prises manquent souvent de cohérence et n’ont donc pas toujours l’impact souhaité », toujours selon Bulteneers.


Renforcement du centre-ville

En vue des élections communales de cette année, Unizo réitère donc son plaidoyer pour une politique visant à renforcer le centre des villes et des communes : « Une combinaison logement-travail-commerce devrait engendrer un commerce florissant. » L’organisation des indépendants appelle donc les communes à développer une vision claire des possibilités et contraintes en matière de commerce de détail et recommande une approche planifiée : « Une seule mesure isolée ne suffira pas. »


Et Unizo joint l’acte à la parole en présentant un plan d’action avec 10 mesures concrètes, plaidant pour une approche systématique et multidisciplinaire, un assouplissement des règlementations architecturales, la mise en place d’un management de quartier afin d’ activer les propriétaires et une diminution du précompte immobilier après la transformation ou la prise de possession d’un espace commercial inoccupé.

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

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