Sept parties en appel contre le permis accordé à Just Under the Sky

Sept parties en appel contre le permis accordé à Just Under the Sky

(update) Sept membres du Comité Socio-économique National pour la Distribution (CSEND), dont les organisations pour indépendants Unizo et le SNI,  intentent un recours contre le permis socio-économique octroyé tacitement à Just Under The Sky (JUTS) à la mi-novembre. A présent le comité  interministériel dispose de 40 jours pour prendre une décision.

Octroi du permis malgré un avis négatif

La Ville de Bruxelles n’ayant pas réagi dans le délai légal de trois mois après l’introduction de la demande, le permis a été accordé automatiquement. Pourtant le Comité Socio-économique National pour la Distribution (CSEND) avait rendu un avis négatif, vu le lieu d’’implantation du complexe en dehors  des  zones commerçantes classiques. Néanmoins  l’avis du CSEND n’est pas  contraignant.


Pour aller en appel , il fallait que sept membres du CSEND sur les 18  soient d’accord  et intentent un recours avant le 3 décembre. Aujourd’hui  c’est chose faite, sept parties ont signé : Unizo, le SNI, le Gezinsbond, le syndicat chrétien ACV et les deux représentants du conseil socio-économique de la Région de Bruxelles-Capitale.


Impact catastrophique

Selon Unizo le futur projet aura des conséquences désastreuses sur la mobilité et sur la qualité de vie dans les alentours du pont Van Praet, à la frontière entre Laeken et Schaerbeek. Actuellement la circulation y est déjà régulièrement à l’arrêt  et un trafic supplémentaire ne ferait qu’aggraver les choses.  D’autre part dans le plan régional d’affectation le site est inscrit en tant que zone réservée à l’industrie et aux PME.


Unizo déplore également le manque de  compréhension de la Ville de Bruxelles concernant le commerce de détail.  Outre JUST (35.000 m²), d’autres grands projets sont prévus dans les environs : Uplace Machelen (55.000 m² de surface commerciale ) et Neo au Heysel (72.000 m²).


Décision en janvier ?

Le  comité interministériel, qui doit à présent se pencher sur le dossier, est composé de cinq ministres :  les ministres fédéraux Johan Vande Lanotte (Economie), Monica De Coninck (Emploi), Sabine Laruelle (Classes moyennes) et Melchior Wathelet (Mobilité) et le ministre régional de l’Economie, Benoît Cerexhe. Ils devront décider dans un délai de 40 jours  si le permis est refusé ou accordé.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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