« L’avenir de la Cristallerie du Val Saint Lambert est extrêmement sombre »

« L’avenir de la Cristallerie du Val Saint Lambert est extrêmement sombre »

« L’avenir de la Cristallerie du Val Saint Lambert est extrêmement sombre », a déclaré le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) au Parlement wallon mercredi dernier. Les actionnaires ne disposent plus de possibilités de financement et pour l’heure aucune proposition de reprise n’a été présentée, déplorait-il. Un sauvetage de l’entreprise sérésienne semble dès lors bien incertain.

Deux candidats-repreneurs renoncent

La cristallerie de Seraing est en réorganisation judiciaire depuis le mois de février 2012. Ce sursis vient à échéance le 25 octobre.  « S'il n'y a pas de solution d'ici là, ce sera la faillite », affirme le ministre. Deux candidats étrangers, la cristallerie alsacienne Lalique et le groupe indien Sahara, avaient pourtant manifesté leur intérêt, mais ont finalement décroché.


Par ailleurs la Commission européenne surveille de près le dossier : en effet lorsque la cristallerie fut vendue en 2008 aux propriétaires actuels, les autorités wallonnes avaient injecté quelque 3 millions d’euros dans l’entreprise. Une initiative que n’avait pas apprécié la Commission européenne, estimant que le prix auquel la cristallerie avait été rachetée à l’époque dépassait de loin la valeur de l’entreprise. Dès lors toute reprise est soumise à l’approbation de la Commission. « Nous allons voir dans quelle mesure on peut entretenir l'activité, dans le respect des règles européennes », a précisé le ministre.


Six fours à l’arrêt

Pour l’instant la cristallerie, dont les six fours sont à l’arrêt, ne produit plus qu’une fois par semaine. Néanmoins la direction a confirmé que les 59 ouvriers, qu’emploie encore la cristallerie, percevraient leur salaire pour le mois d’octobre.


Les propriétaires actuels, Justin Onclin et Pierre Grivegnée,  et les mandataires désignés par le tribunal dans le cadre de la loi sur la continuité des entreprises ont jusqu’au 25 octobre pour sauver le fleuron wallon du naufrage.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

Tags: