Chiffre d’affaires et bénéfice annuels en nette hausse pour Ikea

Chiffre d’affaires et bénéfice annuels en nette hausse  pour Ikea

La chaîne d’ameublement Ikea a clôturé l’exercice comptable 2011 (se terminant fin août) avec une hausse de son bénéfice net de 10,3% et une croissance de son chiffre d’affaires de 6,9%. « A cette époque de défis économiques pour les pays et les hommes, Ikea est plus essentiel que jamais », selon Mikael Ohlsson, CEO et président du groupe Ikea. Mais l’Inde devra encore patienter, car Ikea suspend pour l’instant ses projets d’expansion sur le marché indien. « Le temps n’est pas encore venu », estime le géant suédois.

7 nouveaux magasins

Ikea a terminé son année fiscale avec un chiffre d’affaires de 24,7 milliards d’euros et un bénéfice de 2,97 milliards d’euros, et ce surtout grâce à la Russie, la Chine et la Pologne. Ces chiffres incluent également les résultats des sept nouveaux magasins ouverts par le groupe jusqu’à fin août ; ouvertures qui  ont généré 4.000 emplois supplémentaires. Ainsi le nombre total du personnel d’Ikea s’élève à 131.000 collaborateurs dans 287 magasins, répartis dans 26 pays différents.


Et Ikea continue sa conquête mondiale : durant l’année fiscale en cours Ikea a déjà ouvert  de nouveaux points de vente en Australie, en Russie, en France, en Suisse et en Espagne. D’autres ouvertures sont déjà programmées en Chine (trois nouveaux magasins par an), en Russie (principalement à Moscou), au Japon, en Finlande et en Italie.

 

Entrée sur le marché indien « reportée »

Un grand absent sur cette liste : l’Inde – à deux près, le plus important marché économique en Asie – qui avait pourtant donné le feu vert à l’implantation de retailers étrangers. Un marché émergent idéal pour Ikea, comme l’avait confirmé Ohlsson par le passé.  Mais à présent les Suédois remettent en question cette entrée sur le marché indien. Principal obstacle :  le gouvernement à New Dehli exige que tout retailer achète au moins 30% de sa marchandise à des PME locales.


« Ce sont des conditions plus faciles à réaliser par des supermarchés que par des entreprises qui vendent la même gamme d’une seule marque à travers le monde entier. Il faut savoir tout ce que cela implique pour nous. Nous allons donc patienter jusqu’à ce que les circonstances  se présentent  de façon optimale. Lorsque tout sera réglé, nous ferons le pas », précise Ohlsson dans le journal Financial Times.

 

 

Traduit par Marie-Noëlle Masure

 

 

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