L’avenir du producteur de tissus-éponges Santens à nouveau compromis

L’avenir du producteur de tissus-éponges Santens à nouveau compromis

L’avenir du producteur de tissus-éponges d’Audenarde, Santens, est à nouveau menacé , car la Cour de Cassation estime que la reprise par le fabricant de linge de maison français Descamps « n’est pas légale ». Le 28 juin la Cour d’appel d’Anvers  doit se prononcer quant à  cette reprise.

KBC et BNP Paribas Fortis

Mi-septembre de l’année dernière le Tribunal de commerce d’Audenarde avait approuvé la reprise de Santens, en difficulté, par le groupe français Descamps. Les Français ont acquis les bâtiments et le stock pour 11 millions d’euros, tout en maintenant la moitié du personnel.


Deux des principaux créanciers, KBC et BNP Paribas Fortis, ont contesté la reprise en appel, estimant que le montant de l’acquisition aurait dû s’élever à au moins 16 millions d’euros. Après que la Cour d’appel de Gand ait jugé l’appel comme non recevable en raison d’une erreur procédurale, les deux banques se sont adressés à la Cour de cassation. Celle-ci à son tour a rejeté la reprise. La semaine prochaine la Cour d’appel d’Anvers se penchera sur cette affaire.


Chômage temporaire

Les syndicats se disent inquiets, car si le tribunal d’Anvers annule la reprise , cela signifierait donc que « Descamps perdrait les bâtiments et les machines, mais garderait les 200 employés embauchés l’année dernière ».


Cette nouvelle tombe on ne peut plus mal pour les ouvriers et les employés, car chez Santens-Descamps à Audenarde la production est à l’arrêt depuis un certain temps déjà par manque de commandes. Les employés sont en chômage temporaire.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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