Audition parlementaire pour ‘abus de pouvoir’ du distributeur de journaux AMP

Audition parlementaire pour ‘abus de pouvoir’ du distributeur de journaux AMP

En début de semaine, une audition parlementaire a eu lieu à la Commission des Entreprises  à propos de ‘l’abus de pouvoir d’AMP’, distributeur de journaux et de magazines.  Les représentants de vendeurs de presse plaident notamment pour la suppression du monopole qu’exerce AMP en tant que distributeur de presse dans notre pays.

« AMP trop dominant »

Dans notre pays, près de cent magasins de journaux ferment leurs portes chaque année. Les chiffres de vente et les marges bénéficiaires en baisse suite aux problèmes liés au mix traditionnel de leurs produits (presse, tabac et jeux de hasard) en sont responsables en grande partie.  Mais d’autre  part, le monopole qu’exerce AMP (Agences et Messageries de la Presse) dans la distribution de journaux et sa position dominante dans le domaine des magazines jouent également en leur défaveur.

 

Du moins, telle est la conviction de Buurtsuper.be, une filiale d’Unizo, de la Fédération Flamande des Vendeurs de Presse et de Prodipress.  Selon ces organisations sectorielles, AMP abuse de son pouvoir de monopole face aux 3.000 petits vendeurs de presse indépendants.  Malgré des procédures juridiques et une condamnation par la Cour d’appel de Bruxelles, AMP continue d’imposer des conditions unilatérales aux vendeurs de presse. »

 

Les organisations renvoient entre autres à une étude effectuée par le SPF Contrôle et Médiation (à la demande du ministre Vande Lanotte) auprès de 50 magasins de presse et AMP au sujet du système des retours.  Cette enquête démontre que trois magasins sur quatre se heurtent à des problèmes lors du remboursement de journaux et magazines invendus. 

 

Des propositions concrètes

Les organisations sectorielles ont soumis à la commission parlementaire quatre propositions concrètes pour sauver le secteur :

  • En premier lieu, elles demandent de mettre fin au système de distribution exclusif d’AMP qui perturbe le libre fonctionnement du marché.
  • Ensuite, elles proposent la création d’un organe de concertation entre les autorités et le secteur, selon le modèle français.
  • De plus, une convention relative à  la distribution de la presse devra établir des accords clairs et honnêtes, ainsi qu’une règlementation équitable du système de livraison et de retour à des coûts abordables.
  • En pour finir, les organisations sectorielles demandent le soutien du gouvernement pour la distribution de la presse en magasin : « Aujourd’hui, bpost reçoit chaque année des subventions gouvernementales pour la distribution de journaux aux particuliers.  Les vendeurs de presse indépendants ne perçoivent pas de telles subventions et sont dès lors défavorisés.

 


Traduction : Laure Jacobs

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