Delhaize victime d’une affaire de corruption

Delhaize victime d’une affaire de corruption

Le groupe de distribution Delhaize a été victime d’une affaire de corruption interne durant 20 ans. Un ancien manager de l’enseigne exigeait des pots-de-vin d’entrepreneurs exécutant des travaux pour le groupe. Le procès débutera le 8 novembre prochain.

Argent cash, tickets de foot, voyages d’agrément …

Dans cette affaire le parquet de Bruxelles poursuit sept suspects et cinq entreprises pour corruption privée, faux en écriture, usage de faux, escroquerie, fraude fiscale et association de malfaiteurs, rapporte le journal De Tijd.


Le principal suspect dans ce dossier est Hugo J. (62 ans), ancien manager chez Delhaize, chargé de la rédaction de contrats de construction et de maintenance sur les sites du groupe en Belgique. Il s’est fait aider par un ingénieur du bureau d’études Grontmij, un certain Ludo D.,  responsable du suivi des chantiers.

Les deux hommes se partagaient les pots-de-vin exigés aux entrepreneurs : allant d’argent cash aux voyages d’agrément (Etats-Unis, Vietnam, Singapour et  Malaisie) en passant par des tickets pour des matchs de foot jusqu’à des travaux de transformation gratuits à leur domicile. Toute cette affaire de corruption aurait duré une vingtaine d’année, mais le tribunal se focalise principalement sur la période de 2001 à 2006.


Delhaize satisfait

Outre les 12 prévenus, le nombre d’entrepreneurs impliqués dans la corruption serait semble-t-il bien plus important. Pourtant Delhaize se dit satisfait qu’il y ait un procès afin que les responsables soient punis.


« Delhaize est satisfait qu’un procès ait lieu », déclare le porte-parole Roel Dekelver, soulignant que le distributeur est victime dans cette affaire. « Après avoir découvert les faits, nous avons porté plainte officiellement et nous nous sommes portés partie civile. Bien entendu nous avons pris les mesures internes nécessaires pour qu’une telle situation ne se reproduise plus. »


Le procès, qui débutera le 8 novembre prochain, est unique en son genre. En général les entreprises préfèrent régler les affaires de corruption interne à huis clos, craignant une publicité négative. La corruption privée est punissable d’une peine de prison de six mois à trois ans, voire même jusqu’à dix ans s’il y a des circonstances aggravantes.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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