Beiersdorf recolle les morceaux avec Nivea

Gevel van kantoor van Beiersdorf met Nivea-logo in Berlijn.

Beiersdorf, qui produit tant des colles professionnelles que la marque Nivea, ne répond pas aux attentes : le recul des adhésifs pour l’industrie automobile n’a pu être compensé par les produits de soins, d’autant plus que les ventes dans ce segment sont elles aussi décevantes.


Deuxième semestre décevant

Durant les neuf premiers mois de l’année le chiffre d’affaires de Tesa, la division de Beiersdorf qui produit des adhésifs pour l’industrie automobile et électronique, n’a progressé que d’un modeste 1,2%. Au troisième trimestre les ventes ont été particulièrement faibles dans le secteur automobile. Le groupe allemand revoit donc à la baisse son pronostic annuel pour cette division, qui représente environ 20% du chiffre d’affaires total : alors qu’initialement le groupe tablait sur une croissance de 3 à 4%, il prévoit désormais une croissance de 1 à 2%.


La division des produits de soins, qui comprend notamment les marques Nivea et Eucerin, n’a pu compenser ces résultats décevants, car dans ce segment aussi la croissance s’est ralentie : la marque emblématique Nivea a vu progresser ses ventes de 2,7%, contre 3,2% au premier semestre. Quant à la marque premium La Prairie, sa croissance a chuté de 27% à 14%, suite aux manifestations persistantes à Hong Kong, selon Reuters. Par contre la croissance s’est accélérée pour  les pansements Hansaplast, entre autres, et les produits Eucerin.


Les marques de masse en perte de vitesse

Le chiffre d’affaires global au troisième trimestre s’est établi à 1,89 milliard d’euros, alors que les analystes tablaient sur 1,91 milliard d’euros. Durant les neuf premiers mois de l’année le chiffre d’affaires organique du groupe a progressé de 4,3%, un ralentissement par rapport à la croissance de 4,8% réalisée au premier semestre.


Ce ralentissement chez Beiersdorf est frappant, comparé à L'Oréal qui vient de publier une croissance record pour la même période. Les groupes de cosmétiques sont particulièrement performants sur le marché asiatique, mais celui-ci est axé avant tout sur les labels de luxe. De plus, les consommateurs délaissent les marques de masse au profit de labels alternatifs, explique Stefan De Loecker, CEO de Beiersdorf.


Le groupe a donc créé une division ‘innovation’, qui a notamment lancé une nouvelle ligne de soins pour peaux tatouées et des produits à base d’ingrédients naturels. L’entreprise dit être sur le bonne voie sur un marché pourtant difficile.