Distanciation sociale : Rue Neuve, la zone critique

Distanciation sociale : Rue Neuve, la zone critique
Photo : Alexandros Michailidis / Shutterstock.com

D’après Locatus, maintenir une distance d’un mètre et demi dans les rues commerçantes belges devrait être possible. Seules onze rues commerçantes sont menacées, la rue Neuve de Bruxelles étant la zone la plus à risques.

 

500 passants par heure

Les rues commerçantes belges sont-elles suffisamment larges pour permettre à tous les consommateurs de se déplacer en maintenant une distance de sécurité d’un mètre et demi ? Locatus s’est penché sur la question, en calculant le nombre moyen de consommateurs et la capacité d’accueil des piétons en tenant compte de la distance sociale d’un mètre et demi.

 

Avec une « distance sociale » de 1,5 mètre, la capacité d’accueil des piétons serait réduite à 15 à 20 % par rapport à la capacité théorique maximale, soit à 500 à 550 passants par heure sur un mètre de largeur de rue. Par rapport au nombre de passants, même avant la crise du coronavirus, dans les rues et zones commerciales belges, cette mesure sera peu problématique, conclut le bureau d’enquête.

 

Par exemple, la rue Meir à Anvers mesure en moyenne 20 mètres de large et la Vinâve d’Ile à Liège 14 mètres. Même lorsque Locatus prend en compte le nombre de piétons aux heures d’affluence avant la crise du coronavirus, la capacité maximale ne risque pas d’être dépassée, pas même si le nombre de passants atteint celui d’avant la crise sanitaire.

 

Samedis à risques à Bruxelles

Onze rues et zones commerciales en Belgique présentent un risque : en effet, si l’affluence le samedi est aussi importante qu’auparavant, la capacité maximale pourrait être dépassée. La zone la plus à risques est la rue Neuve à Bruxelles : elle mesure 11 mètres de large, ce qui représenterait un maximum de 5 500 passants par heure. Le samedi, cependant, des pics de 11 700 passants ont été enregistrés, soit deux fois plus que le nombre autorisé par les mesures de distanciation sociale d’un mètre et demi.

 

Néanmoins, les rues commerçantes belges ne devraient pas connaître un tel afflux à court terme. Les villes et les centres commerciaux s’engagent à surveiller les flux de piétons, par des moyens manuels ou automatiques, et à intervenir si la capacité venait à être dépassée. Comme il s’agit d’un « problème limité et visible », il est en effet facile à maîtriser, souligne Locatus.