Kering convoite l’horloger de luxe Richard Mille

Kering convoite l’horloger de luxe Richard Mille

La maison de luxe française Kering, ex-PPR, aurait jeté son dévolu sur l’horloger suisse Richard Mille. Cette éventuelle acquisition s’intègre parfaitement dans le projet de Kering qui vise à développer ses activités dans les secteurs de la bijouterie et de l’ horlogerie. Par ailleurs PPR vient d’être officiellement rebaptisé Kering.

Richard Mille, valorisé à 400 millions de francs suisses

Après avoir déjà racheté les marques de bijoux Pomellato et Qeelin, Kering continue à investir dans le luxe. Il serait en discussion pour la reprise de Richard Mille, une marque de montres suisse créée en 2011 et considérée comme l’une des plus chères au monde.


Une montre Richard Mille vous coûtera la bagatelle de 60.000 euros ; pour  la pièce la plus chère il vous faudra débourser  près de 1,3 million d’euros. Kering valorise la marque entre 340 et 400 millions de francs suisses (entre 275 à 325 millions d’euros), soit 2,5 à 3 fois le chiffre d’affaires attendu pour 2013.


Dans un premier temps Kering prendrait une participation de 51%, avec la possibilité d’augmenter celle-ci par la suite. Le fonction de CEO reviendrait à Richard Mille, actionnaire minoritaire dans l’entreprise.


Manifestement la crise n’a pas d’emprise sur Richard Mille : en 2012 l’entreprise a connu l’une des plus fortes croissances dans le secteur. Avec un EBITDA de plus de 40%, la marque est l’une des plus rentables dans le segment de la ‘haute horlogerie’, laissant loin derrière elle des marques telles que Swatch et Richemont.


PPR devient officiellement Kering et se focalise sur le luxe

A fil des années Pinault-Printemps-Redoute, PPR en abrégé, sous la direction de François-Henri Pinault,  a évolué d’un groupe axé sur la distribution (avec notamment la Fnac et La Redoute) vers  un holding de luxe avec des acquisitions telles que Gucci et Puma. En 2006 le groupe a déjà vendu la chaîne de grands magasins le Printemps et d’ici fin 2013 La Redoute changera également de propriétaire.


Artemis, le holding de Pinault, demeurera durant au moins trois ans encore propriétaire à 39% de la Fnac, qui en ce moment est en phase de rénovation. Pour chaque action PPR dans leur portefeuille, les investisseurs bénéficient d’une action de la Fnac.


Ce mardi, lors d’une assemblée générale, 99% des actionnaires de PPR ont approuvé le nouveau nom du groupe, qui dès lors s’appellera officiellement Kering.  Ce changement d’identité reflète également le recentrage du holding sur le luxe et l’équipement sport & lifestyle.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

Tags: