Filet Pur : Une taupe chez Delhaize ?

Filet Pur : Une taupe chez Delhaize ?
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On ne peut plus faire confiance à personne, et certainement pas aux managers de Delhaize. Ou faut-il plutôt suspecter la blonde de chez Coca-Cola ? Qu’importe, cette semaine des nouvelles bien plus urgentes nous sont parvenues du secteur FMCG. Un aperçu par RetailDetail Food.

Comportement suspect

Il y a un lien entre le secteur FMCG et De Mol (La Taupe), le programme ultra-populaire de la chaîne télévisée flamande Vier. Vous vous souvenez sans doute que ‘la taupe’ dans l’édition précédente travaillait chez Unilever. Cette année il y a deux participants du secteur FMCG, un retailer et un fabricant. Serait-ce là une forme cachée de sponsoring ?


Dans ce cas en tant que directeur marketing de Delhaize j’aurais plutôt envoyé un autre candidat que ce Bertrand qui dès le premier épisode s’est comporté de manière si incohérente qu’il est déjà considéré comme le suspect numéro un par les spectateurs. Et ce contrairement à la sympathique blonde ouest-flandrienne Marzena de chez Coca-Cola, dont la spontanéité, la diversité et le naturel correspondent parfaitement aux valeurs du fabricant de sodas.


Mais il peut s’agir d’une tactique. D’ailleurs quasi tout ce que fait Delhaize en ce moment paraît suspect, d’autant plus depuis que l’impatience concernant la fusion en Belgique commence à grandir. C’est pourquoi ce jeudi lors du Forum de GS1 deux représentants de Delhaize et Albert Heijn, ont tenu en duo un discours sans ambiguïté, chacun au nom de son employeur, et non pas en tant qu’Ahold Delhaize. Leur intervention fut claire comme de l’eau de roche : « Fabricants, get your shit together, sinon dehors ! » Enfin, le vocabulaire n’était pas aussi explicite, mais le message était le même : la qualité des données produits fournies par les fabricants est insuffisante. Vous êtes donc prévenus.


Vendre des déchets

Si le secteur du commerce a besoin de nouvelles impulsions, il pourra toujours compter sur la créativité de nos politiciens. Cette fois l’idée la plus géniale nous vient de la ministre Joke Schauvliege, qui estime que les consommateurs doivent pouvoir ramener leurs déchets au supermarché. L'idée n'a pas plu à Comeos, qui réplique que « les supermarchés ne sont pas des déchetteries ».


Exact, à moins que l’on parle d’excédents alimentaires, qui parfois sont considérés comme des déchets. Mais pour que rien ne se jette Cologne héberge depuis peu  le premier supermarché allemand qui ne vend que des denrées alimentaires ‘sauvées’ et de plus le client paie ce qu’il veut. Serait-ce un business model efficace ?


Autre initiative dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire : la remise ce jeudi à Louvain des ‘Food Waste Awards’.  La ville de Gand y a décroché un prix pour avoir convaincu 100 restaurants de proposer à leurs clients les restants de leur repas dans un ‘Restorestje’, un nouveau nom branché pour doggy bag. Et moins hypocrite, car qui en réalité donne ces restes à son chien ?


Un manager grognon

« Les spéculoos Lotus, c’est le Coca-Cola des biscuits », a un jour déclaré le CEO Jan Boone. Les deux goûts seraient aussi universels l’un que l’autre. S’il dit vrai, la success-story de la biscuiterie ne devrait pas s’arrêter de sitôt. L’an dernier Lotus  a franchi la barre du demi-milliard d’euros de chiffre d’affaires. Chez Coca-Cola par contre les résultats sont moins réjouissants, d’où une revue à la baisse des prévisions.


Ce fut une bonne semaine pour Jesper Hojer. Le Danois, qui il y a quelques années était CEO de Lidl Belgique, a été promu et pourra désormais diriger Lidl au niveau mondial, et ce au moment même au le discounter entame sa conquête américaine. Il aura donc du pain sur la planche.


En revanche le CEO Koen Slippens de Sligro a eu de quoi bouder cette semaine : l’obtention du permis de bâtir pour le fameux magasin anversois du grossiste alimentaire néerlandais prend du retard, suite à l’opposition de concurrents locaux. Slippens s’attendait à ce qu’on lui déroule le tapis rouge et déplore que ses adversaires ne mènent pas le combat ouvertement. Pourtant il n’a pas de quoi se plaindre : les entreprises familiales flamandes, les unes après les autres, proposent leur fonds de commerce sur un plateau d’argent. S’il considère cela comme de la résistance, nous l’invitons à aller discuter avec Colruyt, qui il y a bien des années a eu la mauvaise idée de tenter de s’aventurer sur la marché hollandais.


Des robes en chocolat

Pensez à votre santé. A partir du mois prochain plus de viande et ce mois-ci pas une goutte d’alcool,  ‘Tournée Minérale’ oblige, une action qui inquiète le secteur horeca. Ce qui n’a pas empêché Pernod Ricard de publier une forte hausse de son chiffre d’affaires et de son bénéfice, en particulier grâce aux ventes de whisky. Ce mois-ci les résultats risquent d’être moins spectaculaires. Votre consommation de sucre est elle aussi surveillée, et ce par le secteur des sodas lui-même, qui est parvenu à diminuer de 25% la teneur en sucre des boissons rafraîchissantes en Belgique, probablement grâce à monsieur Coca-Cola Light.


D’autre part The Belgian Chocolate Group tente de stimuler les ventes de ses Koetjesrepen, ces fameuses barres chocolatées de notre enfance (pour les moins jeunes d’entre nous), qui ressemblent à du chocolat, mais ne peuvent être qualifiées de chocolat vu leur trop faible teneur en cacao. Le fabricant lance deux nouvelles variantes : blanc et caramel. Pieter De Crem est déjà fan.


Mais si vous voulez goûter de vrai chocolat, rendez-vous ce weekend au Salon du chocolat à Tour & Taxis à Bruxelles. Nous vous conseillons vivement le défilé des robes en chocolat. A la semaine prochaine !


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