Nouvelle vague de licenciements en perspective chez La Redoute

Nouvelle vague de  licenciements en perspective chez La Redoute

Nouveau coup dur pour l’entreprise française de vente à distance et en ligne La Redoute, que son propriétaire le groupe Kering souhaite céder : cette fois quelque 700 travailleurs risquent de perdre leur emploi.

Suppression d’emplois en France et à l’étranger

Actuellement La Redoute emploie encore 3.300 personnes, dont 2.400 en France et 900 à l’étranger. Il semble que les licenciements annoncés concernent les deux segments.


En Belgique La Redoute a son siège principal à Estampuis et compte encore  150 employés. Pour l’instant on ignore quel sera le sort réservé à la branche belge. Jusqu’à présent la direction ne s’est entretenue qu’avec des syndicats du Nord de la France. Lors d’une précédente restructuration en 2011 le centre logistique à Dottenijs avait déjà été contraint à la fermeture.


Une entreprise en errance

La Redoute s’est trop longtemps limité à son activité d’origine,  la vente à distance, et a finalement raté le train de l’e-commerce. En 2008 l’entreprise comptait encore 5.000 employés. Ensuite une grande restructuration a entraîné le licenciement collectif de 672 personnes. A l’époque l’entreprise avait rectifié le tir en axant davantage ses activités sur la vente en ligne.


Malgré ce changement de cap, La Redoute durant ces cinq dernières années a vu son chiffre d’affaires  régresser d’un tiers à environ 1 milliard d’euros et a essuyé des pertes d’environ 50 millions d’euros chaque année.


A vendre pour un euro symbolique

La Redoute fait partie du groupe Kering, qui cherche à céder l’entreprise de vente à distance pour se concentrer entièrement sur les produits de luxe, avec des  marques telles que Gucci et Yves Saint Laurent, et sur le segment sport&lifestyle, avec la marque Puma notamment. Kering serait en pourparlers avec plusieurs candidats-repreneurs  : les fonds d’investissements OpCapita et HIG Capital et la foncière Altarea Cogedim.


L’agence de presse Reuters indique que le groupe Kering serait prêt à injecter au moins 300 millions d’euros dans La Redoute dans le cadre de la cession de sa filiale. L’entreprise serait alors vendue pour un euro symbolique.


Le délégué syndical Thierry Bertin a déclaré à l’agence de presse AFT que Kering annoncerait le nom du futur repreneur à la mi-novembre.

 

 

Traduction : Marie-Noëlle Masure

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