Heineken et Bavaria cherchent leur bonheur hors Europe

Heineken et Bavaria cherchent leur bonheur hors Europe

Les groupes brassicoles Heineken et Bavaria enregistrent des chiffres de vente en hausse sur un marché européen de la bière pourtant en difficulté.  Bavaria a réalisé un CA record l’an dernier, tandis que le volume de Heineken a augmenté de 4,3% au trimestre précédent.

L’Asie et l’Amérique sont des moteurs de croissance

La croissance des groupes brassicoles néerlandais Bavaria et Heineken est principalement due à l’expansion hors Europe.  Pour Bavaria, l’Amérique du Nord et du Sud ont été très performants, alors que la nouvelle année tardive en Asie a été un moteur de croissance majeur pour Heineken au premier trimestre 2018.

 

Au cours des trois premiers mois de l’année, Heineken a enregistré une croissance à deux chiffres au Vietnam (deuxième marché du groupe) et au Brésil.  Les Russes ont également consommé plus de bières, comme les Américains, et ce grâce à la fête de Pâques qui tombait tôt cette année.  En Europe, la fête de Pâques précoce représente pourtant un désavantage : selon le producteur de bière, il faisait encore trop froid pour consommer des bières bien fraîches.


 
En Afrique, tant Heineken que Bavaria tirent profit de la croissance en Ethiopie.  L’année dernière, Bavaria y a même débuté l’expansion de la capacité de production de la bière Habesha brassée localement, lui permettant ainsi de couvrir tout le pays.  Les règlementations gouvernementales, en revanche, ont compliqué la vente de la bière dans d’autres pays africains.

 
Une concurrence accrue et une pression promotionnelle sur le marché intérieur

De l’avis unanime, la situation reste difficile aux Pays-Bas : « Sur le marché intérieur, nous sommes confrontés à une concurrence croissante, à une pression promotionnelle persistante dans les supermarchés et à une pression des rabais dans l’horeca », selon Jan-Renier Swinkels, président du conseil d’administration de Bavaria.  Le producteur de bière y perd des parts de marché.  En Belgique, La Trappe et Cornet ont enregistrés de très bonnes ventes.  L’Europe de l’Ouest a été la région la moins fructueuse pour Heineken : les volumes de vente y sont en baisse de 1,7% au cours du premier trimestre 2018.

 

Bavaria ne divulgue rien à propos de l’année 2018, mais l’année dernière et pour la troisième année consécutive, l’entreprise a réalisé un chiffre d’affaires record : le chiffre d’affaires net s’élevait à 659 millions d’euros (+6,5%).  Le résultat d’exploitation a atteint les 41,1 millions d’euros, soit 4,7 millions d’euros de moins que l’année précédente.  Selon l’entreprise, ce résultat est la conséquence des investissements faits au niveau de toutes les brasseries.
 
Heineken maintient ses prévisions de bénéfice pour 2018 : le groupe brassicole prévoit d’améliorer sa marge bénéficiaire de 25 points de base, mais craint que les effets de change aient un impact négatif de 200 millions d’euros.