De nombreux détaillants et multinationales ont remanié leurs comités de direction au cours de l’année écoulée. Des divergences d’opinion, des résultats médiocres ou des comportements inappropriés ont souvent joué un rôle. Les entreprises sont-elles moins patientes avec leurs dirigeants ? Voici un aperçu.
Écartés
Les multinationales, surtout lorsqu’elles sont cotées en bourse, n’hésitent pas à intervenir. Chez Unilever, Hein Schumacher a dû céder sa place après seulement un an et demi en raison de résultats décevants. Il a été remplacé par son directeur financier Fernando Fernandez, qui a immédiatement annoncé une opération de « nettoyage ». Barbara Martin Coppola a connu un sort similaire chez Decathlon, où elle a été écartée et remplacée par Javier López au poste de PDG. Les faibles performances ont suffi à la chaîne canadienne de vêtements de sport Lululemon pour licencier son PDG Calvin McDonald. Chez Just Eat Takeaway.com (JET), le fondateur Jitse Groen a dû céder sa place à Roberto Gandolfo, à la suite du rachat par Prosus. Changements également chez El Corte Inglés: après le départ soudain du PDG Gastón Bottazzini, Santiago Bau a été nommé directeur général, tandis que d’autres changements ont également eu lieu ailleurs.


