L’investisseur allemand Aurelius serait intéressé par le rachat de Carrefour Belgique. C’est le premier nom concret d’un candidat potentiel, mais l’intérêt des acheteurs potentiels resterait par ailleurs limité.
Aurelius : un inconnu familier
Carrefour, le géant français de la grande distribution, a annoncé le mois dernier son intention de se concentrer sur trois marchés clés : la France, l’Espagne et le Brésil. À eux trois, ces marchés génèrent 85 % du chiffre d’affaires et pas moins de 99 % des bénéfices. La Belgique, la Pologne et l’Argentine – qui représentent les 15 % restants – sont classées dans la catégorie « autres », toutes les options stratégiques restant ouvertes : de la croissance à une cession totale ou partielle.
Il est frappant de constater qu’Aurelius souhaiterait racheter Carrefour Belgique en collaboration avec la direction locale, sans scinder l’entreprise en entités vendables. C’est ce que rapporte De Tijd. On ignore encore si les Allemands sont les seuls candidats sérieux, mais l’intérêt pour le numéro trois belge du secteur de la grande distribution reste pour l’instant limité, selon le journal économique.
Aurelius n’est pas un nouveau venu en Belgique. Fin 2024, le fonds d’investissement a racheté la branche charcuterie de What’s Cooking pour 100 millions d’euros. Un an plus tôt, le groupe allemand avait acquis The Body Shop, mais malgré des restructurations drastiques, la chaîne a tout de même dû déposer le bilan dans plusieurs pays.
Invité à réagir, Carrefour n’a pas encore commenté la nouvelle. Auparavant, la chaîne avait déjà laissé entendre qu’elle ne se précipitait pas et qu’elle privilégiait la continuité. S’il est vrai qu’Aurelius a déjà obtenu le soutien de la direction, les cartes semblent néanmoins bien distribuées.


