Alors que les détaillants réorientent leurs budgets marketing vers les canaux numériques, PubliBox mise résolument sur la boîte aux lettres. La plateforme de coupons étend désormais sa couverture à l’ensemble de la Belgique. Lors du Retail Marketing Day, Gregory Gysel, de Pro-Mailing, explique pourquoi, selon lui, l’imprimé recèle encore un potentiel, notamment lorsqu’il est associé au numérique.
Une visibilité plus durable
« Nous croyons très fermement au pouvoir de la boîte aux lettres », déclare Gregory Gysel de Pro-Mailing, la société à l’origine de PubliBox. Cela peut sembler presque anticonformiste dans un paysage du commerce de détail où les prospectus numériques, les applications, les médias de distribution et les offres personnalisées gagnent de plus en plus de terrain.
Pourtant, Gysel voit encore un vaste champ d’action pour le papier. Non pas comme une alternative au numérique, mais comme un complément. « Le numérique, c’est bien, les deux se renforcent mutuellement. » Selon lui, les supports imprimés possèdent en outre une caractéristique que les publicités en ligne ont plus de mal à imiter : ils restent littéralement plus longtemps sous les yeux. Un bon de réduction ou un prospectus atterrit sur la table de la cuisine, sur le tableau d’affichage ou sur le réfrigérateur.
Du commerçant local à la chaîne de distribution
PubliBox existe depuis près de trente ans. Le concept consiste à regrouper les bons de réduction de différents commerçants dans une seule boîte distribuée en porte-à-porte. Historiquement, cela concernait principalement les indépendants locaux, mais cette composition évolue au gré des changements dans le paysage commercial. En effet, les chaînes souhaitent elles aussi ancrer leur marketing au niveau local.
Les annonceurs déterminent eux-mêmes dans quelles communes leur bon sera distribué. Cela permet aux détaillants d’affiner géographiquement leurs campagnes et de mesurer a posteriori, par région, le nombre de coupons récupérés. Les grands acteurs peuvent en outre utiliser leurs propres codes ou pages de destination pour suivre le taux de réponse.
L’imprimé génère du trafic numérique
Parallèlement, le modèle se numérise. Un jeu-concours incite par exemple les consommateurs à ouvrir effectivement la boîte, après quoi ils peuvent participer en ligne. De plus, l’entreprise a lancé l’année dernière PubliDeals, une plateforme sur laquelle les consommateurs peuvent trouver des promotions tout au long de l’année.
PubliBox souhaite ainsi éviter que le contact avec le consommateur ne se limite à quelques campagnes physiques par an. Les réductions peuvent être utilisées aussi bien en ligne qu’en magasin, et les détaillants peuvent également utiliser la plateforme pour le marketing d’affiliation.
C’est précisément cette combinaison qui sera au cœur du message de Gysel lors du Retail Marketing Day. Il ne souhaite pas affirmer que chaque détaillant doive à nouveau imprimer des prospectus en masse, mais plutôt que, selon lui, le secteur abandonne trop rapidement l’imprimé : « Nous y croyons, surtout si l’on peut le combiner avec le numérique. » Une étude de cas présentera concrètement, le 24 septembre, la place que la boîte aux lettres peut encore occuper dans une stratégie omnicanale.
Également au programme du Retail Marketing Day : des témoignages marketing impressionnants d’AVA, d’Albert Heijn, de Planet B et bien d’autres. Rendez-vous le 24 septembre au pied de l’Atomium, au Trademart de Bruxelles.
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