Hudson’s Bay rejette l’offre de rachat de Galeria Kaufhof

Hudson’s Bay rejette l’offre de rachat de Galeria Kaufhof

L’offre « non sollicitée » de l’entreprise allemande Signa Holding pour le rachat de la chaîne allemande de grands magasins Galeria Kaufhof a été rejetée.  Le conseil d’administration du propriétaire actuel, Hudson’s Bay Company, a voté contre à l’unanimité.

Trois milliards est une somme « insuffisante »

Galeria Kaufhof, le plus grand groupe allemand de grands magasins et propriétaire des seize grands magasins belges Galeria Inno, reste aux mains des Canadiens.  Début nombre, on a appris que la chaîne de magasins allemande pouvait se réjouir de l’intérêt de Signa Holding.  Ce véhicule d’investissement allemand qui appartient à l’autrichien René Benko est propriétaire de la chaîne allemande de grands magasins Karstadt depuis l’été 2014.  Benko, qui avait déjà émis une offre en 2015 et qui avait dû jeter l’éponge au profit des Canadiens, rêve depuis un certain temps déjà d’une fusion entre les deux virtuoses allemands et aurait cette fois-ci eu l’intention de débourser trois milliards d’euros.


Toutefois, le conseil d’administration de Hudson’s Bay Company a « décidé à l’unanimité que l’offre de Signa n’était pas suffisamment favorable aux intérêts des actionnaires de HBC ».  Le communiqué de presse fait état d’une « sous-évaluation importante du business allemand et des biens immobiliers y afférent », selon le directeur David Leith, qui a déclaré qu’il avait soigneusement examiné et soupesé la proposition avec ses conseillers financiers et juridiques.


Hudson’s Bay, également active aux Pays-Bas, souligne que sa branche européenne reste « un pilier important de la stratégie à long terme ».  Même si le PDG Richard Baker laisse la porte entre-ouverte : « Comme toujours, nous continuons d’examiner avec attention chaque opportunité qui permet de créer une valeur actionnariale supplémentaire. »

 
Réorganisation au siège social allemand

Galeria Kaufhof connaît une baisse de son chiffre d’affaires depuis de nombreuses années et est déficitaire.  Au mois de novembre dernier, le groupe a engagé un nouveau dirigeant, Roland Neuwald, qui se voit attribuer la tâche d’aider la chaîne de magasins à se redresser.  Dans ce contexte, il a été annoncé hier qu’un quart de tous les emplois (près de 400) seraient menacés de disparation au siège social de Cologne d’ici 2020 dans le but de réduire les coûts de personnel.


Dans le même temps, Neuwald a annoncé qu’il souhaitait étendre sa collaboration avec la chaîne française de parfums Sephora et la chaîne britannique Top Shop et qu’une vingtaine de filiales seraient rénovées.  Le tout dans le but de rendre les grands magasins plus attractifs pour les consommateurs.