La Chine ordonne à ses entreprises et institutions de ne pas coopérer à l’enquête européenne visant le géant chinois du commerce électronique JD.com. Le ministère de la Justice de Pékin qualifie d’illégitime l’enquête portant sur le projet de rachat de Ceconomy, la société mère de MediaMarkt.
Menace de représailles
En mai, la Commission européenne a ouvert une enquête approfondie sur le rachat du groupe allemand d’électronique Ceconomy par JD.com. Cette opération, d’une valeur d’environ 2,2 milliards d’euros, fait l’objet d’une enquête, car l’UE craint que JD.com n’ait bénéficié de subventions étrangères susceptibles de fausser la concurrence sur le marché européen.
La Chine appelle toutefois JD.com et ses filiales à ne pas coopérer à cette enquête, que Pékin qualifie d’« illégitime ». Dans un communiqué distinct, le ministère chinois de la Justice a souligné que l’enquête de l’UE exigeait des informations « volumineuses et inutiles » de la part d’une entité chinoise. Pékin qualifie cela de « grave violation du droit international ». Le ministère a également averti : « Si l’UE persiste dans ses actions unilatérales, la Chine ripostera fermement et conformément à la loi. »
Plus tôt cette année, en mai, la Chine avait déjà émis une injonction similaire à l’encontre d’une enquête de l’UE visant la société chinoise de sécurité Nuctech. Cette escalade souligne les tensions croissantes entre la Chine et l’UE en matière d’accès au marché et de compétences juridiques. Alors que Bruxelles tente de protéger le marché contre la concurrence déloyale, Pékin considère les mesures de l’UE comme une atteinte à sa souveraineté.
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