Un juge américain a rejeté la plupart des chefs d’accusation portés par la marque de glaces militante Ben & Jerry’s contre son ancienne société mère, Unilever. L’affaire se poursuit toutefois, mais c’est désormais The Magnum Ice Cream Company qui est poursuivie.
Un conflit de longue date
Ben & Jerry’s avait notamment accusé Unilever d’avoir restreint les activités sociales de la marque, d’avoir démantelé son conseil d’administration et d’avoir mis fin au financement de l’association caritative éponyme. Mais le juge fédéral de New York vient de rejeter sept des dix plaintes déposées contre l’ancien propriétaire de la marque de glaces, et d’en rejeter une autre en partie, rapporte Reuters. Seules deux plaintes restent donc entièrement valables : elles concernent des arriérés de paiement, tant pour Ben & Jerry’s elle-même que pour les producteurs d’amandes palestiniens. L’affaire se poursuit désormais avec Magnum, le nouveau propriétaire, comme défendeur.
Le conflit entre Ben & Jerry’s et Unilever traîne depuis 2021, lorsque la marque de glaces militante a refusé de continuer à vendre ses produits dans les zones de conflit israélo-palestiniennes. Unilever avait alors décidé de céder les droits de marque et de distribution directement au titulaire de la licence israélien, ce qui avait suscité une vive indignation chez Ben & Jerry’s. Après la scission de la division glaces d’Unilever, un nouveau PDG a été nommé et le président du conseil d’administration de la marque militante a été écarté.
Le cofondateur Ben Cohen continue de militer contre Magnum et affirme vouloir racheter « sa » marque, même si The Magnum Ice Cream Company a déjà fait savoir à plusieurs reprises que cela n’était pas envisageable.
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