3 Suisses met ses webshops en vente

3 Suisses met ses webshops en vente

3SI, l’ancien 3 Suisses International, abandonne la vente en ligne et se focalisera désormais sur ses activités de services aux entreprises d’e-commerce. Cette énième restructuration entraînera la perte d’environ 80 emplois, principalement en France.

Le site belge Unigro également en vente

« Le groupe 3SI a décidé de mettre en vente la totalité de ses activités e-commerce en France, en Belgique, en Allemagne, en Autriche et en Tchéquie », annonce l’entreprise française – qui depuis 2014 fait partie du groupe de vente à distance allemand Otto – dans un communiqué de presse. Parmi les webshops mis en vente, figure notamment le site belge Unigro (photo), spécialisé dans les articles d’aménagement de la maison.


« Nous devons passer par cette étape intermédiaire, à savoir la création d’une nouvelle structure avec une quarantaine de collaborateurs, à laquelle sera rattaché 3Suisses Belgium avec ses 23 employés, en vue de mettre en vente cette nouvelle entité », a déclaré un porte-parole à Belga. « 80 emplois disparaîtront. »


« Cette mise en vente ne signifie pas la disparition de 3 Suisses, ni sa fermeture prochaine », souligne le porte-parole Antoine Pernod. « La vente dans une nouvelle structure, centrée sur l’e-commerce et débarrassée de ses activités annexes (assurances, voyages, et autres) qui n’y avaient plus leur place, permettra à l’entreprise de repartir d’une page blanche. » Le groupe espère boucler la vente « dans les 12 mois ».


650 millions d’euros de dettes

L’ancien 3 Suisses, fondé à Roubaix en 1932, connaît d’importantes difficultés depuis plusieurs années. Depuis 2009 le groupe a supprimé quelque 1000 emplois. En 2014 3 Suisses a décidé de ne plus publier le gros catalogue qui avait fait sa réputation, pour se concentrer pleinement sur l’e-commerce. Ainsi le groupe espérait contrer des géants comme Amazon et Zalando, qui continuellement renouvellent leur offre ; ce qui avec un catalogue est bien plus compliqué, voire même impossible.


Cette décision draconienne n’a pourtant pas apporté le résultat escompté : en 2015 le groupe a subi une nouvelle perte de 60 millions d’euros sur un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros (il y a dix ans le chiffre d’affaires se situait encore aux alentours du milliard d’euros). Aujourd’hui les dettes accumulées depuis 2009 s’élèvent à 650 millions d’euros.