Michael Kors, Versace et Jimmy Choo investissent dans leur croissance

Capri Holdings, le groupe fusionné chapeautant Michael Kors, Versace et Jimmy Choo, a réalisé un trimestre meilleur que prévu. Pourtant de gros investissements s’imposent, et ce au détriment du bénéfice.


Dévaluations chez Michael Kors

Au cours du trimestre clos le 29 juin le groupe fusionné – né en début d’année après la reprise de Versace par Michael Kors – a vu son chiffre d’affaires progresser de près de 12% à 1,3 milliard de dollars (près de 1,2 milliard d’euros). Hors effets de change, il aurait été question d’une croissance de 13,8%.


La marge et le bénéfice opérationnels ont également dépassé les attentes, indique le CEO John Idol, mais sont malgré tout en fort recul. Ainsi la marge opérationnelle est passée de 17,9% il y un an à 4,8% ce trimestre. Le bénéfice net s’est établi à 45 millions de dollars (40 millions d’euros), alors que l’an dernier il s’élevait encore à 186 millions d’euros : à noter que cette baisse est due en partie à une dévaluation de 97 millions de dollars (85 millions d’euros) liée aux coûts locatifs de magasins Michael Kors, dont bon nombre ont fermé leurs portes ces dernières années.


Une année d’investissements avant tout

Le CEO se dit satisfait des résultats et souligne que l’exercice en cours sera une année d’investissements pour le nouveau groupe fusionné : « Nous investissons dans Versace et Jimmy Choo afin de préparer ces maisons de luxe prestigieuses à une croissance des revenus et une augmentation des marges à long terme. Nous prenons également des initiatives stratégiques chez Michael Kors en vue de redynamiser la marque. » A terme Capri entend atteindre un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros pour les trois marques réunies.


Pour l’exercice en cours le groupe confirme son objectif d’un bénéfice ajusté de 4,95 dollars par action (4,4 euros) et d’une marge opérationnelle de 15,5%. En revanche  le CEO revoit ses prévisions de chiffre d’affaires à la baisse et table désormais sur 5,8 milliards de dollars (5,2 milliards d’euros), principalement en raison des effets de change négatifs et des ventes de gros décevantes chez Michael Kors en Amérique du Nord.