Les syndicats de Carrefour appellent au boycott des caisses self-scanning

Les syndicats de Carrefour appellent au boycott des caisses self-scanning

Les collaborateurs de Carrefour appellent au boycott des caisses self-scanning pour protester contre les licenciements annoncés par le groupe. Dans l’hypermarché de Mons les employés sont passés à l’action et ont saboté les caisses concernées.

« La mort des caissières »

Le weekend dernier des caissières en colère de l’hypermarché Carrefour à Mons ont emballé les caisses de self-scanning dans du plastique pour les rendre inutilisables. Sur les réseaux sociaux aussi circulent des appels au boycott des caisses self-scanning, « car elles signifient la mort des caissières ».


« A terme toutes les caissières risquent de perdre leur job », explique Geoffrey Manfroy du syndicat socialiste au journal Het Nieuwsblad. « Ici, dans l’hypermarché de Mons, 22 jobs sont menacés. Ce weekend, en guise de protestation, les caissières ont emballé toutes les caisses self-scanning dans du plastique. » Selon Manfroy, les clients se sont montrés très compréhensifs et ont même soutenu l’action : « Certains ont appelé au boycott du self-scanning, non seulement chez nous, mais également dans d’autres supermarchés. »


« La caisse classique ne disparaîtra pas »

Dans le plan de transformation de Carrefour les investissements dans le self-scanning vont de pair avec la suppression de 1.200 emplois en Belgique, mais selon Baptiste van Outryve, porte-parole de Carrefour Belgique, cela ne signifie pas pour autant que la caissière disparaîtra : « Je ne peux que répéter que la caisse classique ne disparaîtra pas, que l’option actuelle avec les scanners manuels sera maintenue et qu’une troisième option s’ajoutera, destinée aux personnes pressées avec de plus petits paniers. »


Pour l’instant les actions de boycott se limitent à la partie francophone du pays, mais Kristel Van Damme du syndicat LBC n’exclut pas que le mouvement anti self-scanning s’étende également vers la Flandre. « Ce n’est pas encore le cas, mais cela pourrait venir, car j’ai l’impression que les employés de Carrefour en Flandre commencent vraiment à se rendre compte de ce qui les attend. »