Dix licenciements en à peine deux mois dans un magasin Intermarché de Liège poussent le syndicat CNE à tirer la sonnette d’alarme. L’entrepreneur concerné nie ces accusations.
La loi Renault n’a pas été appliquée
Selon le syndicat CNE, dix licenciements ont eu lieu en à peine soixante jours à l’Intermarché de l’avenue Blonden à Liège, une ancienne succursale du groupe Mestdagh. Il s’agirait de licenciements abusifs, car l’employeur n’aurait pas respecté la loi Renault relative aux licenciements collectifs, indique le syndicat dans un communiqué de presse. De plus, des salariés ayant une longue ancienneté auraient été visés.
L’exploitant concerné, qui gère deux autres magasins Intermarché dans la région, nie ces accusations auprès de la RTBF et d’autres médias francophones. Selon lui, le CNE ne peut étayer ses allégations et il se tient à la disposition des services d’inspection compétents. La direction belge d’Intermarché rejette également toute accusation. Les indépendants adhérents sont totalement autonomes dans la gestion de leur entreprise, souligne la chaîne.
C’est précisément ce que reprochent les syndicats : en considérant chaque magasin comme une entreprise distincte, l’entrepreneur peut échapper aux règles de la commission paritaire 202, alors même qu’il emploie plus de 20 personnes dans ses trois magasins. Le rachat par Intermarché, il y a désormais trois ans, d’une quatre-vingtaine d’anciens supermarchés Carrefour Market appartenant au groupe Mestdagh a entraîné le passage des filiales intégrées à un statut d’indépendant, une évolution qui n’a pas vraiment été saluée par les syndicats.
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