Le groupe Colruyt mène effectivement des négociations exclusives avec Carrefour concernant une éventuelle cession de son activité de gros française Codifrance, qui approvisionne quelque 3 000 magasins de proximité. Le distributeur confirme ainsi les rumeurs qui circulaient déjà.
« Aucune garantie »
L’information publiée la semaine dernière par le site d’investigation français La Lettre, que les entreprises concernées avaient qualifiée de « rumeur », s’avère donc au moins partiellement exacte : Colruyt Group négocie en exclusivité avec Carrefour en vue de la cession de sa filiale française Codifrance. « L’ouverture de négociations exclusives ne garantit pas qu’un accord sera trouvé entre les parties ni que la transaction sera effectivement réalisée », prévient toutefois le communiqué de presse. La question de savoir si Carrefour est effectivement prêt à débourser 155 millions d’euros reste en suspens.
Selon Colruyt, une cession doit permettre d’exploiter au maximum le potentiel de croissance de Codifrance. L’entreprise fournit des produits alimentaires secs, des produits frais et des produits surgelés à plus de 800 magasins affiliés à ses propres enseignes Panier Sympa, Épi Service et VivÉco, ainsi qu’aux enseignes sous licence Coccinelle et Coccimarket. Par ailleurs, Codifrance approvisionne quelque 2 200 autres commerçants indépendants, répartis sur environ les trois quarts du territoire français. Grâce notamment à l’acquisition de Degrenne Distribution en juillet 2023, l’entreprise a connu une forte croissance, atteignant un chiffre d’affaires d’environ 310 millions d’euros au cours de l’exercice 2025/26. Mais le marché français connaît actuellement un mouvement de consolidation, dans le cadre duquel Colruyt Group a déjà cédé, il y a quelques mois, ses activités de distribution intégrées en France.
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