L’algue marine est-elle l’aliment du futur ?

L’algue marine est-elle l’aliment du futur ?

Selon le consortium SeaConomy l’algue marine pourrait jouer un rôle important dans l’approvisionnement alimentaire local et la durabilisation de la chaîne alimentaire. L’un des partenaires de ce projet innovant et ambitieux est Colruyt Group.

Variétés locales

La Mer du Nord est un environnement très adéquat pour la culture de diverses variétés d’algues marines avec un potentiel économique, révèle une étude sur la faisabilité économique de ce  ‘super-aliment’ potentiel. Il s’agit notamment de wakame atlantique, de laminaire sucrée, de varech vésiculeux, de laitue de mer, de nori, de dulse et de mousse d’Irlande. Les initiateurs estiment qu’un ambitieux projet d’innovation doit être mis sur pied afin de permettre l’utilisation à grande échelle d’algues marines comme matière première pour l’avenir.


Bien qu’au niveau mondial la production d’algues marines représentent 25 millions de tonnes, en Europe ce secteur n’en est qu’à ses premiers balbutiements. En Flandre les candidats-acheteurs  s’y intéressent de plus en plus et le premier projet pilote de culture locale est en cours. Selon SeaConomy,  il serait donc intéressant de développer ce secteur chez nous en cultivant et commercialisant des variétés locales d’algues marines. A court terme (2025) les algues marines locales pourraient être cultivées dans la partie belge de la Mer du Nord et servir d’additifs dans des produits alimentaires et fourrages. La demande locale émanant du secteur de l’alimentation et du fourrage pourrait être entièrement couverte par une culture dans les eaux belges.


Les partenaires de SeaConomy dans ce projet sont Sioen Industries, POM West-Vlaanderen, Lambers-Seghers, Colruyt Group et Pures. Ils représentent les différents chaînons de la chaîne des algues marines, de la culture à la consommation.