En France, le supermarché en ligne néerlandais Picnic a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de 140 millions d’euros, soit une hausse de 40 % par rapport à l’année précédente. Mais il faudra attendre encore au moins cinq ans avant d’atteindre la rentabilité.
En route vers Lyon
Picnic, aujourd’hui présent dans le nord de la France autour de Lille et en Île-de-France autour de Paris, recherche des emplacements pour deux nouveaux entrepôts : l’un au nord de Paris et l’autre près de Lyon, où le détaillant souhaite s’implanter dans une nouvelle région. L’entreprise enregistre 40 000 commandes par semaine et détient, selon ses propres chiffres, une part de marché de 40 % dans la livraison de repas à domicile en Hauts-de-France et de 10 % en Île-de-France. Le chiffre d’affaires est en forte croissance, mais Grégoire Borgoltz, directeur des opérations de Picnic France, ne compte pas commencer à penser à la rentabilité avant cinq ans, comme il l’a déclaré au magazine spécialisé LSA.
Pour être rentable, le modèle de Picnic nécessite une zone de chalandise d’au moins 1 million de foyers dans un rayon de 150 km. Le détaillant vise donc les grandes villes pour son expansion. Parallèlement, Picnic souhaite augmenter le montant moyen des achats. Celui-ci s’élève actuellement à 90 euros. Le montant minimum a donc été relevé de 35 à 40 euros. De plus, l’acteur du commerce électronique se positionne davantage comme un fournisseur de recettes, à l’instar de HelloFresh.
Picnic s’approvisionne auprès d’Intermarché, le numéro trois français. Mais le détaillant achète de plus en plus de produits frais traditionnels, tels que les légumes, la viande et le fromage, directement auprès des producteurs. L’offre sous marque propre reste pour l’instant limitée à 100 produits en France, contre 3 000 aux Pays-Bas.
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