Unilever va-t-il reprendre la marque de tonic Fever-Tree ?

Unilever va-t-il reprendre la marque de tonic Fever-Tree ?

La marque de tonic Fever-Tree a désigné un nouvel administrateur: Kevin Havelock, responsable de la division des boissons rafraîchissantes d’Unilever. Cette nomination laisse à penser qu’Unilever souhaite reprendre la maison-mère Fevertree Drinks. Ces spéculations ont fait grimper l’action.

Favori pour le gin-tonic …

Depuis l’annonce de l’entrée de Kevin Havelock, dirigeant chez Unilever, au conseil d’administration de Fevertree Drinks, l’action du fabricant de boissons rafraîchissantes a grimpé de 10%. Selon les analystes et experts boursiers, ce bond en avant ne peut s’expliquer que par la possible reprise de Fever-Tree par Unilever. Sachant qu’actuellement le portefeuille de boissons d’Unilever contient uniquement des marques de thé (glacé) – notamment Lipton au niveau mondial, mais également PG Tips au Royaume-Uni et Brisk aux Etats-Unis – le mixer très populaire serait donc le bienvenu.


Ces dernières années Fever-Tree connaît un grand succès, car la marque, positionnée dans le segment premium, a su tirer profit de l’engouement pour le gin-tonic ; une mode qui s’est avérée durable : en trois ans Fevertree Drinks a vu son bénéfice opérationnel (ebitda) augmenter de pas moins de 102% pour atteindre 25,2 millions de livres (28 millions d’euros).


…. et favori à la bourse

A la bourse aussi Fevertree Drinks a la cote : ces trois dernières années la valeur de l’action a augmenté de 1200%. Aujourd’hui, suite aux spéculations, sa valeur a encore grimpé de 10%. Dès lors l’entreprise est valorisée à environ 2,7 milliards de livres (3,1 milliards d’euros), écrit le journal De Tijd. Le fabricant de tonic est coté en bourse depuis 2014.


Fever Drinks a été fondé en 2005 par les britanniques Charles Rolls et Tim Warrillow, qui aujourd’hui encore sont actionnaires minoritaires et détiennent respectivement 11,2% et 5,3% des actions. Au cours du premier semestre de l’exercice 2017 le chiffre d’affaires de l’entreprise a progressé de pas moins de 77% à 71,9 millions de livres (82 millions d’euros).