Le syndicat Verdi met Metro sous pression

Le syndicat allemand Verdi s’oppose fermement aux projets du CEO Olaf Koch visant à céder la chaîne d’hypermarchés Real, en difficulté, et à adapter les conditions salariales. Une action de grève nationale a eu lieu ce lundi.


Troubles sociaux

Ce lundi les employés de près de la moitié des 282 points de vente allemands de Real ont débrayé et 3000 collaborateurs ont participé à une manifestation devant le siège social du groupe Metro à Düsseldorf. Verdi exige que le retailer signe un nouvel accord salarial collectif pour les quelques 34.000 employés. Jugeant que les coûts liés à ces accords salariaux étaient trop élevés, Metro les avait annulé au printemps dernier, afin de pouvoir embaucher de nouveaux employés à des conditions plus avantageuses. Le syndicat s’oppose à ces mesures et les grévistes bénéficient du soutien du ministre fédéral du travail Hubertus Heil, qui plaide pour un renforcement des conventions collectives de travail dans le secteur du retail. Selon lui, la digitalisation accrue dans le commerce ne peut engendrer l’exploitation.


En outre ces actions témoignent de la grande inquiétude qui règne parmi les employés depuis que le groupe a fait part de son intention de céder la chaîne. Le CEO pour sa part est déterminé et indique que la grève ne l’empêchera pas de vendre Real. Il estime que Metro doit se concentrer sur les activités de gros : « Notre objectif est de vendre Real dans son ensemble », souligne-t-il. La chaîne pourrait passer aux mains d’une société de capital-risque. Amazon a également été évoqué comme possible candidat-repreneur.