Une première en Belgique : une boutique en ligne entièrement gérée par l’intelligence artificielle, sans aucune intervention humaine. Le projet « Is This Real? » conçoit et imprime des t-shirts, mais de manière totalement autonome : de la conception du produit au marketing et à la vente, c’est l’IA qui prend toutes les décisions.
Une boutique en ligne sans intervention humaine
La boutique en ligne Is This Real? vend des t-shirts imprimés à la demande, chaque motif étant généré quotidiennement par l’IA à partir de l’actualité. Chaque motif n’est disponible que pendant 24 heures, après quoi il disparaît. L’IA ne détermine toutefois pas seulement le produit et le motif, mais aussi la manière dont il est positionné et promu. Le système choisit également la stratégie marketing, lance des campagnes via des avatars IA et envoie des newsletters automatisées.
Pour le consommateur, cela ressemble à un achat en ligne ordinaire, mais en coulisses, aucune décision humaine n’a été prise. « Ce qui ressemble à une simple boutique en ligne est en réalité un écosystème de systèmes d’IA qui travaillent ensemble », explique Studio Fledge, le partenaire technologique derrière le projet. L’intégralité des recettes est reversée à Awel, la ligne d’écoute pour les enfants et les jeunes.
Une expérience porteuse d’un message
Ce projet est avant tout une expérience. « Avec NXTGN, nous essayons de voir au-delà du battage médiatique autour de l’IA et de comprendre ce qui change réellement », explique Pieter De Buysser, fondateur de NXTGN. « Is This Real? est notre façon d’explorer les limites technologiques et stratégiques de l’automatisation par l’IA, tout en alimentant le débat sur ces limites. »
La question centrale est la suivante : qu’est-ce que cela signifie si l’IA peut diriger une entreprise de A à Z ? Comment les entrepreneurs déterminent-ils ce qu’ils automatisent ou non ? « Ce n’est que le début. L’IA est déjà capable de bien plus que ce que les gens pensent », affirment les initiateurs du projet. « La question n’est donc pas seulement de savoir ce que l’IA peut automatiser, mais aussi ce que nous voulons, en tant qu’entreprise, garder délibérément humain. »


