Samedi, Aldi a été confronté à une nouvelle vague de grèves à Bruxelles et dans sa périphérie. Dans la zone Bruxelles-Hal-Vilvorde, 22 des 26 magasins sont restés fermés, soit plus de 80 % du réseau local. La raison : l’intention du discounter d’ouvrir également ses magasins le dimanche.
Perte du jour de repos fixe
L’action a notamment touché des magasins à Anderlecht, Saint-Gilles, Uccle, Drogenbos, Ixelles, Vilvorde et Steenokkerzeel. Selon les syndicats Setca et CNE, l’initiative est venue des magasins eux-mêmes. Les employés craignent de perdre leur jour de repos fixe en cas d’ouverture le dimanche. Ils reprochent en outre à la chaîne de supermarchés que ses projets restent très vagues.
Une semaine plus tôt, des dizaines de magasins Aldi, principalement en Flandre, avaient déjà fermé leurs portes après que la chaîne eut présenté son projet d’ouverture éventuelle le dimanche. Au départ, quelques magasins du Limbourg avaient cessé le travail, mais le nombre de magasins fermés est passé à plus de cinquante le week-end dernier. En Wallonie également, des succursales ont temporairement fermé, notamment autour de Charleroi et de Verviers.
Au niveau sectoriel
Les discussions sur les modalités pratiques devaient avoir lieu en juin. Selon la présidente de la Setca, Myriam Delmée, trois réunions avec la direction sont prévues. Les syndicats espèrent toutefois porter la discussion au niveau sectoriel, d’autant plus que le gouvernement fédéral donne son feu vert à la suppression du jour de fermeture hebdomadaire obligatoire. La proposition doit encore être approuvée par le Parlement et pourrait entrer en vigueur dès cet été.
La question n’est donc plus de savoir si les magasins peuvent légalement ouvrir le dimanche. La question est plutôt de savoir qui travaillera, dans quelles conditions et à quel prix. Tant qu’il n’y aura pas de clarté à ce sujet chez Aldi, le risque de nouvelles actions spontanées persistera.
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