Coolblue ne promet plus à ses clients que les commandes passées avant 23 h 59 seront livrées gratuitement le lendemain. La boutique en ligne modifie la formulation de cette promesse après que la Commission néerlandaise du code de la publicité a jugé que celle-ci était trompeuse et déloyale.
« Il faut être honnête »
L’association de consommateurs Consumentenbond avait déposé une plainte, car Coolblue ne respectait pas toujours le délai de livraison promis. Ces dernières années, la commission s’est déjà penchée à sept reprises sur cette allégation relative à la livraison et est toujours parvenue à la même conclusion. Selon l’association de consommateurs, aucune modification n’a toutefois été apportée, ce qui l’a amenée à engager une nouvelle procédure de plainte au printemps dernier.
« Les boutiques en ligne doivent faire preuve d’honnêteté en matière de livraison, afin que les consommateurs sachent à quoi s’en tenir », déclare Sandra Molenaar, directrice de l’Association des consommateurs. « D’autant plus qu’une livraison rapide constitue pour de nombreux consommateurs une raison importante de choisir une boutique en ligne plutôt qu’une autre. »
Cette affaire s’inscrit dans un débat plus large sur les promesses de livraison dans le commerce électronique. La rapidité de livraison constitue un argument de vente important pour les boutiques en ligne, mais elle peut, selon les autorités de contrôle, être trompeuse lorsque les entreprises ne respectent pas systématiquement cet engagement.
Demandez un remboursement
L’Association des consommateurs conseille aux clients de demander le remboursement des frais de livraison lorsqu’une commande arrive plus tard que prévu. Selon l’organisation, cela vaut également lorsqu’une boutique présente la livraison comme gratuite, car les frais sont généralement inclus dans le prix du produit.
Un récent jugement rendu par un tribunal d’Amsterdam vient étayer ce raisonnement. Une jardinerie avait promis de livrer une commande dans un délai de quatre jours ouvrés, mais il lui a fallu dix jours. Le juge a décidé que l’entreprise devait rembourser les frais de livraison facturés, d’un montant de 20 euros.
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