Pratiquement tout le monde a des microplastiques dans le sang, selon une étude commandée par la start-up gantoise Planet B, qui lance une campagne de sensibilisation : « Dans leur course au profit, de nombreuses entreprises du secteur des biens de grande consommation perdent de vue l’impact sur notre santé et sur la planète. »
Inquiétant
Planet B, l’entreprise à l’origine des marques durables et sans plastique Wondr (cosmétiques) et Powr (lessive et produits d’entretien), a fait analyser par le personnel médical de MediLab les échantillons sanguins de 119 participants belges d’âges variés, à Anvers, Louvain et Gand. Il s’agit de la toute première analyse sanguine à grande échelle portant sur les microplastiques en Belgique, et par extension dans toute l’Europe, selon la start-up.
Résultats : 114 des 119 échantillons de sang contenaient des microplastiques. En moyenne, 8,95 particules ont été détectées dans un échantillon de sang (de 100 microlitres), avec des valeurs extrêmes allant jusqu’à 64 particules. Cela représente une moyenne d’un peu moins de 90 (89,5) particules de plastique par ml dans le sang de l’ensemble des participants, de tailles variées. Le plus inquiétant est la présence de particules plus petites, d’une taille inférieure à 10 μm, que l’on retrouve également dans les produits de soins et d’entretien : celles-ci sont en effet capables de traverser les barrières les plus fines de l’organisme et de s’y accumuler.
Éliminer les substances nocives
Des études montrent un lien avec les maladies cardiovasculaires telles que les AVC, mais aussi avec la démence, les allergies, le cancer et l’infertilité. « Nous ne voulons pas attendre quelques années pour réaliser à quel point les microplastiques sont nocifs pour notre organisme », explique Tibbe Verschaffel, cofondateur de Planet B. « Nous avons autrefois sous-estimé l’amiante alors que les entreprises en tiraient d’énormes profits, et lorsque nous avons pris conscience de son caractère cancérigène, il était déjà omniprésent. Je pense que nous commettons aujourd’hui la même erreur avec les microplastiques. »
« Dans leur course au profit, de nombreuses entreprises du secteur des biens de grande consommation perdent de vue l’impact sur notre santé et sur la planète. Cela conduit souvent à l’utilisation d’ingrédients nocifs dans les produits de consommation, le plastique en étant l’exemple le plus flagrant », ajoute M. Verschaffel. « C’est précisément pour cette raison que nous avons fondé Planet B en 2018. Notre mission va au-delà de la simple lutte contre les microplastiques : nous voulons également bannir d’autres substances nocives, telles que les PFAS et les perturbateurs endocriniens, des produits du quotidien comme les produits de soin et d’entretien ménager. »
Campagne de sensibilisation
Cette analyse sanguine marque le coup d’envoi d’une campagne de sensibilisation : sous la devise « Life in Plastics », Planet B sillonnera le pays tout au long de l’été pour informer le public sur les microplastiques à travers des actions interactives et ludiques.
Comment une jeune start-up, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros en 2025, parvient-elle à chaque fois, avec des budgets minimaux mais beaucoup d’audace et de créativité, à attirer l’attention d’un large public de consommateurs ? C’est ce que racontera Ruben Renaer, directeur digital de Planet B, lors du Retail Marketing Day organisé par RetailDetail, le 24 septembre à Bruxelles. Également sur scène : des intervenants d’Albert Heijn, d’Ava, de Vanhalst Retail Group (Dreambaby, Supra Bazar) et bien d’autres. Réservez votre billet via le bouton ci-dessous, jusqu’au 31 juillet inclus au tarif avantageux « summer bird ».
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