Bien que Colruyt perde des clients au profit de concurrents ouverts le dimanche, le distributeur réaffirme que l’ouverture dominicale n’est pour l’instant pas envisageable : « Pas tant qu’il n’y aura pas d’égalité des conditions en matière de rémunération ».
Une part de marché sous pression
Il y a quelques années, la part de marché cumulée de Colruyt, Okay, Spar et Comarkt en Belgique dépassait encore les 30 %, mais elle est depuis tombée à 28,5 %, comme vient de le révéler la publication des résultats financiers. Au premier semestre, cette part de marché s’élevait encore à 28,8 %. Le distributeur ne s’attend d’ailleurs pas à ce que cette érosion s’arrête au cours de l’exercice en cours.
L’une des causes est la généralisation de l’ouverture le dimanche chez la plupart des concurrents, qui sont désormais souvent ouverts sept jours sur sept. Cela coûte des clients et du chiffre d’affaires à Colruyt. Alors qu’Aldi et Lidl s’apprêtent à entamer des discussions avec les syndicats sur la possibilité d’ouvrir au moins une partie de leurs magasins le dimanche, Colruyt ne le fait pas.
Les coûts salariaux pèsent trop lourd
C’est ce que confirme une nouvelle fois le CEO Stefan Goethaert à l’agence de presse Belga. « Cela n’arrivera pas tant qu’il n’y aura pas d’égalité des conditions en matière de rémunération », déclare-t-il. Comme Colruyt ne travaille pas avec des franchisés, contrairement à Delhaize, Carrefour ou Albert Heijn, les coûts salariaux pèsent trop lourd. « Le système de rémunération repose encore sur une situation datant de plusieurs décennies et devrait être revu. »
Selon les conditions actuelles, l’ouverture le dimanche ne serait pas rentable pour les magasins Colruyt « Meilleurs Prix ». Et la rentabilité prime sur la part de marché : « Pour nous, la part de marché n’a jamais été un objectif en soi. Mais bien une conséquence », a déclaré le CEO.
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